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Dépistage et prévention du Sida
En matière de santé publique, le Conseil général met en place plusieurs dispositifs de dépistage et de prévention.
Les missions des CIDAG et CDDIST
Vous pensez avoir pris un risque sur le plan sexuel ? Ou vous êtes inquiets suite à un contact avec du sang, vous souhaitez simplement des informations.
Les médecins, infirmiers, assistantes sociales, psychologues, vous accueillent dans les Centre d'Information et de Dépistage Anonyme et Gratuit (CIDAG) et Centre d'Information de Dépistage et de Diagnostic des Infections Sexuellement Transmissibles (CIDDIST).
Les consultations sont sans rendez-vous, gratuites et anonymes, elles permettent de vous aider et de vous conseiller pour une meilleure prévention et vous proposent un dépistage adapté de l'infection VIH (Sida), des hépatites virales B et C et des maladies sexuellement transmissibles.
Les coordonnées
Centre d'Information et de Dépistage Anonyme et Gratuit (CIDAG) Centre d'Information de Dépistage et de Diagnostic des Infections Sexuellement Transmissibles (CIDDIST)
Renseignements sur les horaires d'ouverture sur simple appel téléphonique.
Marseille
Marseille Joliette
63, avenue Robert Schuman
13002 Marseille
Station Joliette : métro 2, tramway 1,
bus 55, 49, 83
Tel : 04 13 31 69 14
Marseille Saint Adrien
10, rue Saint Adrien
13008 Marseille
Station Castellane : métro, bus à proximité : 18, 19, 19B, 21, 21B, 21S,41S 43, 50, 54, 73, 74
Tel : 04 13 31 56 78
Département
Aix-en-Provence
Avenue Calmette et Guérin
13090 Aix-en-Provence
Tel : 04 13 31 84 69
Arles
25, rue du Docteur Fanton
13200 Arles
Tel : 04 90 18 21 57
Aubagne
10, allée Antide Boyer
13400 Aubagne
Tel : 04 13 31 06 00
Marignane
Rue du Stade
13700 Marignane
Tel : 04 13 31 78 00
Martigues
Traverse Charles Marville
13500 Martigues
Tel : 04 13 31 80 51
Salon de provence
92, av Frédéric Mistral
13300 Salon
Tel : 04 13 31 66 93
Vitrolles
ZAC des Plantiers
13127 Vitrolles
Tel : 04 13 31 58 29
Questions à Michel Amiel, conseiller général délégué à la Santé publique et à la Protection de l’enfance et de la famille.
« L’amélioration du dépistage aura forcément un impact sur l’épidémie »

-Le Conseil général est très mobilisé pour la prévention et la lutte contre le Sida. Quelles sont ses actions phare ? Le Conseil général a mis en œuvre un dispositif axé sur l’information, la prévention et le dépistage. Il poursuit sa mission à la demande de l’Etat avec les Centres d’Information et Dépistage Anonyme et Gratuit (Cidag) et les Centres d’Information, Dépistage, Diagnostic des Infections Sexuellement Transmissibles (Ciddist). Dans ces centres mais aussi dans les Centres de Planification et d’Education Familiale (CPEF) gérés par le Conseil général, l’accès au dépistage et la prévention sont au premier plan avec des consultations de conseil individuel et un accompagnement aux résultats. Le dépistage et le traitement des infections sexuellement transmissibles, qui sont des facteurs qui augmentent le risque de transmission du virus du sida, y sont pratiqués. De plus, le Conseil général poursuit la dynamique insufflée depuis plusieurs années par des partenariats et un travail de terrain en coopération avec tous les acteurs. Enfin, il apporte son soutien financier aux associations de lutte contre le Sida.
Des tests de dépistage rapide du VIH ont été mis en place dans les centres du Conseil général, de quoi s’agit-il ? Ce test est bien connu et utilisé depuis des années dans de nombreux pays. Il est pratiqué à partir d’une simple goutte de sang au bout du doigt et le résultat est très rapide et extrêmement fiable. Pour le Conseil général, il est primordial de tout mettre en œuvre pour faciliter et diversifier l’offre de dépistage. C'est dans ce cadre, que j’ai organisé une table ronde réunissant des professionnels, institutionnels et associatifs, en 2009, sur l’utilisation de ces tests rapides. Dès que la législation nous l’a permis, nous les avons mis en place dans les Cidag-Ciddist.
Quel bilan depuis la mise en place début 2011 de cette nouvelle offre de dépistage ? La demande est de plus en plus importante. Ce test permet surtout d’apporter une réponse aux personnes qui ne souhaitent pas de prise de sang ou qui veulent un résultat immédiat. Il est très facile à réaliser. Nous espérons que la simplicité de ce dépistage va permettre de toucher les personnes non dépistées et qui ignorent leur infection. L’estimation est de 40 000 à 50 000 personnes concernées en France qui peuvent donc transmettre le virus sans le savoir. Certaines personnes de par leurs pratiques sexuelles ont besoin d’un dépistage régulier et ce test est tout à fait adapté. L’amélioration du dépistage aura forcément un impact sur l’épidémie. Désormais, nous attendons les autorisations pour le dépistage des hépatites, de certaines infections sexuellement transmissibles par le même type de tests rapides.
La région Paca reste encore très touchée face à cette maladie. Qu’en est-il plus localement dans les Bouches-du-Rhône ? Dans les Bouches-du-Rhône, la situation s’est rapprochée de celle de la France dans les zones les plus concernées avec en particulier une épidémie toujours prégnante chez les hommes qui ont des rapports sexuels avec les hommes et les migrants. Mais les personnes hétérosexuelles sont également touchées. Le virus se transmet beaucoup moins chez les usagers de drogue depuis la politique de réduction de risques (accès aux seringues, matériel à usage unique et accès aux traitements de substitution) même si nous avons encore quelques cas en particulier chez les personnes originaires d’Europe de l’Est et d’Asie.
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