Nos partenaires

Les sites du CG

http://www.culture-13.fr
Accueil / Santé / Cancer du sein
imprimez le contenu de la page 

Cancer du sein

Première cause de mortalité en France, le cancer fait l'objet dans notre département, depuis de nombreuses années, de multiples campagnes de prévention. Patients et médecins témoignent dans ce dossier de leur combat au quotidien pour vaincre la maladie.
(Dossier réalisé par Muriel RUIZ, Olivier GAILLARD, Stéphane SARPAUX, Irène LANFRANCHI)

Une mammo tous les deux ans

Près de 42 000 nouveaux cas de cancers du sein sont diagnostiqués chaque année. Trois questions à Brigitte Seradour, senologue, et Valérie Juhan, radiologue*.

La campagne de dépistage Arcades invite par courrier les femmes du département âgées de 50 à 74 ans à passer une mammographie tous les deux ans. Quelle est la réponse du public ?

Dr Brigite Seradour

Dr Brigite Seradour : C'est un franc succès. La campagne est de bonne qualité et devrait encore s'étendre. En 17 ans, le programme a permis de dépister en moyenne de 45000 à 50000 femmes par an. Cinq à six cancers sont détectés sur 1 000 dépistages.

Dr Valérie Juhan

Dr Valérie Juhan : La mammographie est un examen anxiogène. Une femme qui se présente dans le service appartient à priori au groupe des personnes en bonne santé ; elle peut ressortir de l'hôpital ou du cabinet de radiologie en faisant partie des malades. Nous avons une grosse responsabilité au niveau des résultats. C'est pourquoi une seconde lecture des radiographies est faite systématiquement par Arcades. Elle permet de repérer 10 à 12 % de cancers en plus.

En 1990, les Bouches-du-Rhône étaient département pilote avec le Rhône et le Bas -Rhin. Vous prépariez une extension du programme Arcades à 29 départements. Qu'en est-il aujourd'hui ?

Dr Brigite Seradour : En 2004, l'ensemble des départements français a intégré le dispositif. Depuis 2002, l'âge des femmes invitées a été étendu de 69 ans à 74 ans.

Constatez-vous une tendance sur le plan de la fréquentation ?

Dr Valérie Juhan : Les femmes âgées de 60 ans se rendent plus massivement au dépistage que dans les années 90. La participation organisée les a motivées et informées. Après la ménopause, cette tranche de population avait moins de motifs de consultation chez un gynécologue. Ce sont les 60-74 ans qui ont fait le plus de progrès en terme d'adhésion.

Quel est l'avenir de la mammographie de dépistage ?

Dr Valérie Juhan : Nous utilisons actuellement des mammographes analogiques pour le dépistage organisé. Prochainement les systèmes numériques seront agréés. 2008 verra l'avènement de cette technique qui est en cours de certification. L'accroissement du nombre de centres équipés numériquement augmentera encore, nous l'espérons, la participation au programme.

Dr Brigite Seradour : Arcades est aussi en charge du contrôle qualité des mammographes numeriques. Dans l'avenir, les deux techniques vont coexister. *Valérie Juhan est radiologue au service du Pr Bartoli à la Timone ; Brigitte Serradour est coordinatrice nationale auprès de l'INCA (Institut National du Cancer).

Arcades - Hôpital de la Timone,
Bât F, rue Saint- Pierre
13385 Marseille cedex 5.
Tél. 04 91 48 46 47