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Cancer colorectal
Première cause de mortalité en France, le cancer fait l'objet dans notre département, depuis de nombreuses années, de multiples campagnes de prévention. Patients et médecins témoignent dans ce dossier de leur combat au quotidien pour vaincre la maladie.
(Dossier réalisé par Muriel RUIZ, Olivier GAILLARD, Stéphane SARPAUX, Irène LANFRANCHI)
700 vies sauvées en cinq ans
Lancée en octobre 2002, la campagne de dépistage du cancer colorectal a permis de toucher plus de 350 000 personnes âgées de 50 à 74 ans. En cinq ans, 700 cancers ont pu être évités ou guéris.

Sept cents cancers évités ou guéris, 700 vies sauvées, 700 drames évités. C'est le résultat plus que probant de cinq ans de dépistage du cancer colorectal dans le département.
"En cinq ans, plus de la moitié de la population âgée de 50 à 74 ans a réalisé le dépistage hemoccult", précisent Yves Rinaldi et Laurence Le Retraite (notre photo), médecins coordonnateurs de la campagne pour l'ensemble du département. Un résultat d'autant plus encourageant qu'il s'est déroulé sans le soutien de la campagne de communication nationale. "Avec le Pr Jean-François Seitz, nous avons proposé que les Bouches-du-Rhône participent à la campagne comme département pilote dès 2002, ajoute le Pr Yves Rinaldi. Tout le monde nous a suivi.” Pour expliquer les raisons de ce succès, il suffit de comptabiliser le nombre de lettres de relance envoyées à chaque personne concernée.
"Nous partons des 500 000 personnes répertoriées par l'assurance maladie à qui nous envoyons une première lettre les invitant à consulter leur médecin pour réaliser le test Hemoccult, poursuit Laurence Leretraite. Puis une seconde. Sans signe de leur part, nous envoyons le test par la Poste. Une fois réalisé, les particuliers nous le renvoient par la Poste pour l'analyse qui s'effectue au Centre de la CPAM de La Rose, à Marseille. Environ 2 % se révèlent positifs, ce qui a représenté depuis cinq ans, 6 100 cas. 90 % d'entre eux font une coloscopie qui ne révèle rien d'anormal dans plus de 50 % des cas".
Pour les autres, il faut enlever des polypes, qu'ils soient cancérigènes ou pas. "Il nous reste aujourd'hui à mobiliser de façon plus intense les médecins généralistes à cette campagne, concluent Yves Rinaldi et Laurence Le Retraite. D'autant plus que le cancer colorectal est l'un des plus aisés à guérir si on le prend tout de suite."
Hémoccult II Un test à domicile
Le test Hémoccult II permet de déceler la présence de saignement dans les selles autre que les hémorroïdes. Ces saignements peuvent traduire la présence de polypes ou d'un autre problème. La coloscopie est l'examen qui permet de déterminer la nature du problème en examinant l'intérieur du colon.
Elle permet également, le cas échéant, d'enlever le ou les polypes. L'examen microscopique de ces polypes permet de déterminer si il est cancérigène ou pas. Dans ce cas, une intervention chirurgicale est nécessaire.
Vous pouvez retrouver le témoignage de Jacques André : "J'ai évité la chimio" dans le magazine Accent n°177 du mois de novembre, téléchargeable ici
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