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Les tchats du Cg13

Jean-Noël Guérini

Jean-Noel Guérini
Président du Conseil général
des Bouches du Rhône

Chers amis internautes,

Mercredi 17 décembre, je tenais mon premier tchat en direct.

Vous avez été nombreux à y participer, et je vous en remercie. Malheureusement, je n'ai pas pu répondre à toutes les questions, c'est pour cela que dès le mois de février je vous propose un rendez-vous pour un nouveau tchat.

A très bientôt


Retrouvez ci-dessous l'intégralité des échanges lors du tchat :

 

Jean-Noël Guérini : Chers amis internautes, je suis très heureux de vous retrouver à l'occasion de ce premier tchat sur le CG 13.fr

tof: Monsieur Guérini, vous dites que vous allez investir un milliard d'euros l'an prochain sans augmenter les impôts. Mais d'où vient cet argent ? Christophe F.

JN Guérini : Il ne tombe pas du ciel. Mais je tiens à vous préciser que cet argent est votre argent, de l'argent géré par la collectivité.
Comme vous devez le savoir et comme l'a précisé la chambre régionale des comptes, dans un rapport rendu public à l'automne, le Conseil général est bien géré.
Ce milliard s'inscrit dans la continuité des investissements réalisés par le Conseil général depuis de nombreuses années. 480 millions en 2008 et 550 millions en 2009. Il s'agit d'une part, de la redistribution de l'argent collecté grâce à l'impôt, qui n'augmentera pas l'an prochain, je tiens à le préciser, et d'autre part, de l'argent qui vient de l'emprunt. Savez vous que le taux d'endettement du département est l'un des plus faibles de France. 87 euros par habitant. Cela nous permet d'avoir des marges de manoeuvre.

Annick : Quel est votre avis sur le plan de relance de Nicolas Sarkozy ?

JN Guérini : Un plan de relance était nécessaire. La crise qui frappe à notre porte sera sévère et durable. Je regrette que les mesures du gouvernement négligent la solidarité envers les personnes, mais il était vital de sauver la machine économique.
C'est dans cet esprit que j'ai proposé de maintenir le fort niveau d'investissement du Conseil général en 2009, tout en proposant un plan quinquennal de 500 millions d'euros, dont 250 pour la communauté urbaine de Marseille.
A cela s'ajoute 600.000 euros pour les associations caritatives qui en ont cruellement besoin. Cette aide exceptionnelle s'ajoute aux aides traditionnelles en faveur des restaurants du coeur, de la Banque Alimentaire, du secours catholique.
Elles ont besoin de ce soutien, notamment à Marseille, où près de 30% des habitants vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Armand :  Pouvez vous définir votre vision de l'aide au développement de l'aire métropolitaine Marseillaise. Plus particulièrement en ce qui concerne les transports publics ?

JN Guérini :  J'ai parlé du plan quinquennal. Il se décompose en deux volets et cherche à stimuler l'économie. Il concernera les secteurs des routes, du cadre de vie, du logement et des transports.
Comme moi vous savez que nous souffrons d'un grand retard dans ce domaine. il est urgent de réagir.
Dans ce but, j'ai poussé à la création d'un syndicat mixte des transports qui réunira les intercommunalités du département. Ce n'est pas une structure de plus. C'est un outil qui travaillera à l'échelle pertinente pour tous les habitants et dont les premiers effets seront visibles rapidement.
Le but, c'est de coordonner la tarification et la billettique sur l'ensemble du territoire départemental. La RTM restera la RTM, la RDT restera la RDT, mais il faut coordonner, coopérer pour faciliter la vie des gens.

lorraine :  Quelles mesures envisagez-vous pour faire face à la crise du logement dans le département ? Comment le Conseil Général peut-il répondre aux besoins des familles en attente d'un logement ? Merci,

JN Guérini :  Le logement est concerné par le plan quinquennal, qui s'inscrit en complément de nos politiques traditionnelles dans ce domaine.
Je veux, ici, dire qu'il faut en finir avec les hypocrisies qui sont la règle sur la question du logement. Le prix du foncier a explosé et de nombreux jeunes ont des difficultés pour quitter le domicile familial.
L'Etat a des responsabilités, il faut qu'il les assume. Pour ma part, je travaille en étroite collaboration avec l'Opac afin d'apporter des réponses concrètes à la crise.
La difficulté, pour le logement c'est qu'il faut du temps pour construire. Et trouver les terrains n'est pas simple.
Des premiers résultats seront visibles dans les trois années à venir.

stephane :  Monsieur le président, quelles seraient vos propositions sur la réforme des collectivités territoriales si vous étiez consulté par la commission Balladur ?

JN Guérini :  Pour l'instant, le Premier ministre ne m'a pas consulté. Mais a-t-il réellement l'intention de le faire? J'ai l'impression que cette réforme, comme beaucoup d'autres réformes de ce gouvernement, est un jeu de dupes.
Il y a une commission, elle travaille et des propositions ont été avancées. C'est comme un jeu concours. Les Français sont attachés à l'organisation des territoires telle qu'elle existe aujourd'hui et nous sommes, a peu de chose près, dans une situation comparable à celles d'autres pays européens.
Je ne vous cache pas que je suis un départementaliste convaincu. Cela dit, il faut simplifier, fluidifier. Mais attention... S'il y a une réforme, il ne faut pas qu'elle se traduise par moins de solidarité entre les territoires. C'est cela qui est en jeu. Et c'est cela qu'il faut préserver, en sachant que le département est un outil essentiel pour ces politiques de solidarités.
Par ailleurs, savez vous que les collectivités, toutes les collectivités, représentent 76% de l'investissement public en France. C'est aussi à cela qu'il faut penser quand on parle de réforme des collectivités.

stephoulegringou :  Etes-vous favorable ou pas à la mise en place du RSA ou pensez-vous qu'il s'agit d'une pizza mal composée pour venir en aide aux plus démunis, véritables marathoniens de la solidarité ?

JN Guérini : Je ne sais pas si votre image est bienvenue. Le RSA, j'y suis favorable. J'ai favorisé son expérimentation dans les Bouches du Rhône. J'ai aussi formulé des réserves sur la manière dont le gouvernement voulait le financer.
Cela dit, la loi est votée. Je suis Républicain, je l'applique.
Je veux souligner les efforts du département des Bouches du Rhône en matière d'insertion. Les chiffres prouvent que nous avons plutôt bien réussi. Il y a avait 70.000 Rmistes il y a trois ans. On en compte aujourd'hui 51.000, dont près de 40.000 à Marseille. C'est une baisse de 27% en quatre ans, contre 5 à 6 % au niveau national. J'assume cette politique, qui vise à privilégier l'insertion par l'emploi et allie conseil, contrôle, rigueur et efficacité.

ecureuil :
  Bonjour, êtes-vous pour ou contre l'ouverture des magasins le dimanche?

JN Guérini : 
Personnellement, je travaille tous les jours de la semaine. Mais soyons sérieux.
Il y a la réalité économique et les emplois de Plan de Campagne qui sont à l'origine de ce projet de loi. De l'autre, je vous incite à réfléchir aux valeurs qui sont les nôtres, des humanistes.
Dans le projet de loi, ce que je regrette, c'est que l'on propose aux salariés de travailler davantage, pour gagner la même chose qu'avant.
Le travail du dimanche ne signifie pas une augmentation de tous les salaires. C'est pourtant par là que passe la réponse à la crise.

Anna :  Vous renforcez dans votre budget votre aide aux associations caritatives. Prennent-elles le pas en ces temps de crise sur les politiques sociales ?

JN Guérini : Absolument pas

bistouriactif :  Quelles sont les aides que vous comptez apporter aux associations culturelles du département ? Elles ne sont pas caritatives, mais participent elles aussi au lien social. Merci.

JN Guérini : Nos politiques publiques de solidarité représentent plus d'un milliard d'euros dans le budget 2009, dont 840 millions pour la seule ville de Marseille. L'aide aux associations caritatives est nécessaire, mais ce n'est qu'un élément parmi d'autres. Il est important, essentiel, mais il faut avoir une vision d'ensemble. Je crois que le Conseil général, prouve, au quotidien, qu'il l'a.
Quant à la culture et l'aide aux associations, elle représente un budget de 14 millions d'euros. La hauteur de ces financements témoigne de l'importance que j'accorde à la culture à l'heure où Marseille - Provence doit relever le défi de 2013.

Annick :  Marseille a-t-elle une chance de devenir propre maintenant que le CG 13 signe un partenariat avec la Communauté urbaine ?

JN Guérini : J'ai dit, durant la campagne électorale, qu'élu maire de Marseille, je mettrai tout en oeuvre pour que la ville soit propre en six mois.
Comme vous le savez je n'ai pas été élu maire. Pourtant, je tiens mes engagements.
Des efforts ont été accomplis au cours de ces dernières semaines. Il faut faire plus et mieux.
Les choses avancent, trop lentement peut-être, mais elles avancent.
Le plus important est de mettre les cantonniers au centre du dispositif et un plan sera présenté au début de l'année par le Président de MPM. Il faudra surveiller, dialoguer, et peut être aussi verbaliser. Mais rien ne se fera sans les agents de la propreté et rien ne se fera non plus sans des efforts de toute la population.

Anna :
  Quels sont les principaux freins aujourd'hui pour une LGV des métropoles ?

JN Guérini : Sur la LGV, contrairement à d'autres, je suis clair. Il faut qu'elle passe par Marseille. Ce choix représente une dépense de 60 euros par habitant de la Région PACA. Cela vaut le coup, pour désenclaver Marseille et pour être au coeur du couloir d'échanges qui se met en place entre la Catalogne et la Lombardie. Par ailleurs, passer par Marseille, c'est faciliter la rentabilité de la ligne, qui transportera 2 millions de passagers en plus qu'une voie plus au nord.

Oasis :  Allez-vous être candidat en 2014 à la Mairie de Marseille ?

JN Guérini : Je suis loin d'y penser chaque matin en me rasant. Oublions un peu ce jeu trop Français où à peine une élection passée, on échafaude des plans pour la prochaine échéance. En 2008, il y a eu trois élections. Cantonales, sénatoriales, que j'ai largement gagnées et les municipales. J'ai perdu à Marseille, de peu. Mais j'assume. Maintenant, oublions 2014. Nous sommes dans le temps de la gestion et il nous faut travailler. Regardez ce qui s'est passé vendredi dernier au Conseil général. Le budget 2009 a été voté à l'unanimité. C'est une première! Cela n'efface pas les différences entre les élus. Mais prouve en revanche que face à la crise, nous prenons nos responsabilités.

chantou :  Monsieur le Président, Pourquoi avez-vous supprimé la bourse d'étude supérieure ? Sachant que le Conseil Régional n'octroie aucune bourse. Envisagez-vous de l'instaurer à nouveau ? Merci pour votre réponse

JN Guérini : C'est vrai. Le département n'attribue plus de bourses aux étudiants. Il en va de même pour les lycéens.
La raison est simple. Dans un contexte marqué par de forts transferts de charges, il y a quelques années (décentralisation des personnels TOS et DDE, transfert de la charge du RMI, explosion de l'Allocation Personnalisée d'Autonomie), il a paru indispensable de recentrer nos actions sur nos compétences et sur le public des collégiens.
Pour autant le Conseil général poursuit dans le domaine de l'enseignement supérieur et de la recherche une politique particulièrement ambitieuse ( 26 millions d'€ en 2009).
Il conduit et participe au financement de nombreuses opérations et programmes de recherche dont bénéficient directement les étudiants (Crous, fac de sport de Luminy...

JN Guérini :
Encore quelques questions avant que je retourne à mes dossiers...

Anna :  Vous possédez un blog, le site du Cg 13 fait peau neuve, êtes-vous un accro d'Internet ?

JN Guérini : Je dois l'avouer. Je l'ai découvert sur le tard, mais je suis devenu accro.

marion :  Bonjour Monsieur, concernant les établissements d'accueil des jeunes enfants (crèches, halte-garderie, etc...), qu'est ce qui est concrètement prévu afin de pallier au manque de place?

JN Guérini :
Les crèches ne sont de la compétence du CG 13. Mais malgré cela, vu le manque de places, le CG 13 a lancé récemment, un appel aux modes de garde innovants qui encourage des structures privées ou associatives de faire des propositions de garde d'enfant sur des créneaux non conventionnels, des ouvertures tardives, des prises en charge sur de courtes durées, des prises en charge pour des personnes au RMI.


Filou : 
Monsieur Guérini, comment va votre coeur après cette année 2008 très active ?


JN Guérini : Bien, je vous remercie. Je n'ai jamais été aussi en forme.

JN Guérini : Mes chers amis, j'espère vous retrouver très rapidement sur le site internet du CG 13. Je vous souhaite d'excellentes fêtes de fin d'année.





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