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Les transports collectifs
Extension des lignes de tramway, de métro, voies de bus en site propre, pôles d’échanges et créations de parcs-relais… voilà les grandes composantes du schéma des transports déployé conjointement par la Communauté urbaine MPM et le Conseil général. Ce schéma doit d’ici 2014 et à plus long terme d’ici 2020 permettre de résoudre une partie du casse-tête des déplacements dans l’agglomération marseillaise.
Coup d’accélérateur sur les transports collectifs

Relier le nord et le sud
A moyen terme, d’ici 2014, ce schéma pour les transports doit permettre de relier le Nord et le Sud de la ville par un réseau de bus en site propre de type Bus à haut niveau de service (BHNS). Les lignes Capitaine Gèze-Saint-Antoine (26) et Castellane-Luminy (21) sont particulièrement concernées par ces aménagements auxquels s’ajoutera une nouvelle ligne de BHNS entre Saint-Jérôme et Château-Gombert dans le but de désenclaver les sites universitaires.
Prolongement de métro
Enfin, le prolongement du métro de Bougainville vers Capitaine Gèze devrait être opérationnel en 2014.
Développement du tramway
A plus long terme, l’axe Nord Sud (Saint-Antoine-Mazargues) pourrait être assuré par une ligne de tram. Dans cette perspective, la liaison Cours Saint-Louis/Castellane en tramway constituera en 2014 la première étape d’un tel projet.
Des aménagements sur une dizaine de lignes de bus
A ces équipements viendront s’ajouter des aménagements ponctuels plus légers sur une dizaine de lignes de la RTM pour permettre aux bus de mieux circuler.
Des parcs-relais
Enfin, des parcs-relais pour garer sa voiture et prendre un mode de transport collectif seront positionnés à des points de connexion stratégiques : Capitaine Gèze, rond-point du Prado, La Fourragère.
Vote du budget 2010 du Conseil général des Bouches
Un investissement de près de 350 M€
Le coût de l’ensemble de ces travaux est évalué à 274 millions d’euros, auxquels viennent s’ajouter 55 M€ pour l’achat d’équipements BHNS, 6 M€ pour les équipements de sécurité dans le métro et
13 M€ pour les équipements en billettique, soit un investissement de près de 350 M€ financés à hauteur de 200 M€ par la CUM et 150 millions d’euros par le Conseil général.
En chiffres
- 200 000 voitures entrent chaque jour dans Marseille
- 90 % des déplacements dans le seul pôle urbain marseillais se font en voiture individuelle
Des projets à plus long terme
Parallèlement à la réalisation de ces projets à moyen terme, de nouvelles perspectives à plus long terme, à l’horizon 2020, seront mises à l’étude notamment : la création d’une ligne de tramway Blancarde/Sainte-Marguerite, la mise en service d’un BHNS entre Mazargues et la traverse Parangon au sud de Marseille,
et d’une boucle en BHNS entre Saint-Jérôme et Château-Gombert au Nord, ou encore le prolongement du métro Dromel vers Saint-Loup.
L'ensemble des travaux devront permettre à l’horizon 2020 de multiplier par deux le nombre d’usagers des transports en commun sur Marseille et sa périphérie.
3 questions à Karim Zeribi, président de la RTM

« Décrétons la mobilisation générale pour les transports »
Voilà dix-huit mois que vous êtes à la présidence de la Régie des transports marseillais (RTM). Un premier constat ?
Karim Zeribi : Le métro a un peu plus de 30 ans. Il aurait fallu un nouvel élan il y a dix ou quinze ans, c’est-à-dire étendre le périmètre, répondre à l’injustice en terme de dessertes à Marseille, au nord comme au sud d’ailleurs. On a préféré construire un tramway en centre-ville plutôt que de relier la périphérie comme toutes les grandes villes de France l’ont fait. Résultat : il nous faut restaurer cette équité territoriale malgré des ressources financières qui ne sont pas inépuisables.
Quelle solution prônez-vous ?
Karim Zeribi : Le service public doit concilier la performance et la solidarité.
Avec le plan quinquennal du Conseil général et les financements croisés de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole, on doit arriver à accroître l’offre sur les dix prochaines années. La première étape consiste à répondre aux besoins, à l’urgence même, dans les cinq ans à venir, sur les secteurs engorgés : privilégions une transversale Nord/Sud de qualité, notamment en choisissant le mode de transport de bus à haut niveau de service (BHNS). Comme une empreinte pour la suite.
Et justement, la suite, que doivent en attendre les Marseillais ?
Karim Zeribi : La 2e étape, c’est 2020. Il y a nécessité à se remettre à niveau. Avoir un tramway jusqu’à la périphérie et un métro de qualité, cela coûtera au total 1,5 milliard d’euros. Je dis et je répète que la contribution de l’Etat pour Marseille est insuffisante. Je décrète donc la mobilisation générale pour les transports à Marseille : c’est un choix de société qui se dessine.
Le réseau de navettes rapides du Conseil général, c'est :
12 lignes dont 7 directes par autoroute avec des services cadencés entre 5 et 30 minutes aux heures de pointe.
- 7 millions de kilomètres parcourus quotidiennement
- 4 millions de voyageurs par an
Des navettes pour les personnes handicapées
Le Conseil général propose sur les lignes Aix-Marseille et Marseille- Aubagne un service d'autocars accessibles aux personnes à mobilité réduite , en supplément des navettes existantes sur ces axes.
Ce dispositif complètement intégré au fonctionnement d'une ligne régulière interurbaine est unique en France. Il a vocation à se généraliser sur l'ensemble du réseau départemental.
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